Novembre 2018 | Vol. 9 | N°2

Mot de la redaction

Dans ce numéro, nous présentons deux plateformes web qui font se réunir l’offre et la demande de stages pour l’une, et de formation continue, pour l’autre. Nous avons repéré ces innovations pour leur potentiel de contribution au développement de la formation de la main-d’œuvre québécoise.

Dans ce numéro, il est aussi question des exercices d’évaluation et d’anticipation des compétences. Tous les pays industrialisés réalisent de tels exercices depuis les années 60 du siècle dernier. Au fil du temps, ils ont évolué, ce que montre une étude de l’OCDE. Quoiqu’il en soit, aujourd’hui, ils ne donnent plus une lecture satisfaisante de l’offre et la demande de compétences. Ils doivent être actualisées par la démarche prospective et les données massives (big data).

Autre sujet, les enjeux de formation de main-d’œuvre dans le secteur manufacturier. Dans certaines industries – c’est le cas de l’imprimerie – le bassin de diplômés est à sec alors qu’elles s’apprêtent à négocier le virage 4.0. Une situation aux solutions compliquées par l’ampleur des changements qu’elle commande. Aux prises avec le même phénomène, les anglo-saxons disposent, pour mobiliser les acteurs, d’un néologisme qu’on peut leur envier : les new collar workers. Intraduisible en français, la notion est utilisée pour signifier que l’on doit faire des changements fondamentaux dans les curriculums de formation. Elle est aussi une source d’inspiration pour promouvoir autrement les emplois manufacturiers.

Enfin, nous terminons sur cinq stratégies de nature à assurer son employabilité dans un monde où l’automation, la numérisation et la robotisation s’étend à tous les secteurs d’activités. Optimistes, elles reposent sur la complémentarité de l’homme et de la machine.

Bonne lecture !

Sylvie Ann Hart

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