Mars 2011 | Vol. 2 | N°1

Les skillnets de l’Irlande, un dispositif qui s’apparente aux mutuelles de formation du Québec

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Crée en 1999 par le ministère des Entreprises, du Commerce et de l’Innovation (DETI) de l’Irlande (anciennement le ministère des Entreprises, du Commerce et de l’Emploi DETE), Skillnets est un organisme national qui soutient et finance des réseaux d’entreprises dédiés à la formation de la main-d’œuvre. Pour faire un rapprochement avec la réalité québécoise, les skillnets s’apparentent à des mutuelles de formation.

Dans un rapport récent, l’OCDE qualifie les Skillnets de dispositif innovant et l’identifie comme une force du système irlandais (OCDE : 2010, p.15). Les chiffres témoignent de cette force puisque depuis 1999, les skillnets ont permis à plus de 50 000 entreprises regroupées dans plus de 300 réseaux de former plus de 240 000 employés. Les résultats d’une année donnent une idée de l’efficacité du dispositif dans un pays de 4 millions d’habitants. En 2009, les skillnets c’est :

  • 103 réseaux d’entreprises financés;
  • 40 123 employés formés;
  • 193 757 jours de formation.

Pour un coût de 22,2 millions d’euros partagés entre l’État via le National Training Fund (14,5 millions d’euros) et par les entreprises qui participent aux activités (7,7 millions d’euros).

Pour la Commission Européenne, les skillnets sont une solution exemplaire aux problèmes d’organisation de la formation dans les PME (CE : 2009, fiche IE01, Skillnets initiative). Encore là, les chiffres en témoignent puisqu’en 2009, 85% des entreprises membres des skillnets comptait moins de 50 employés et 64% comptait moins de 10 employés. Par conséquent, nous sommes en présence d’un dispositif qui convient bien aux petites entreprises et qui performe là où tant d’autres mesures et programmes échouent.

Présentation des Skillnets

Les réseaux skillnets peuvent être sectoriels, territoriaux, de type grappes industrielles (supply chain) ou se constituer sur la base d’un besoin commun (par exemple : main-d’œuvre féminine, petit nombre d’employés, thème de l’amélioration continue) comme les mutuelles de formation du Québec.

Les activités des skillnets concernent pour une grande part l’analyse des besoins de formation des entreprises jusqu’à l’évaluation des formations dispensées, en passant par l’organisation de l’offre de formation, comme les mutuelles d’ici. Les activités peuvent prendre diverses formes – coaching, conférences, réseautage – bref, toute formule favorisant le partage de connaissances et de pratiques entre les entreprises d’un même réseau.

Le nombre moyen d’entreprises par réseau est de 160 depuis 1999. En 2010, le nombre moyen d’entreprise variait entre 50 et 100 entreprises. Dans les faits, il y a très peu de réseaux comprenant moins de 30 entreprises et très peu comprenant plus de 350 entreprises. En 2010, le plus petit réseau regroupait 14 entreprises membres (secteur de l’industrie spatiale) et le plus grand 500 entreprises membres (entreprises fermières dont beaucoup sont des micro-entreprises).

Le nombre d’entreprises des réseaux n’est pas proportionnel au nombre d’employés formés, le temps d’existence d’un réseau jouant dans l’équation, de même que l’ampleur des besoins de formation visés. Les réseaux qui se concentrent sur un ou deux thèmes de formation ont tendance à former plus d’employés par entreprise. Alors que les réseaux qui couvrent un plus grand nombre de thèmes de formation ont tendance à former moins d’employés, mais à accorder davantage d’heures de formation à chacun des employés.

On retrouve des skillnets dans tous les secteurs d’activités : services (46% d’entreprises membres), agriculture (19%), construction (8%), manufacturier (7%), commerces de gros et de détail (7%), autres secteurs d’activités tombant sous la barre des 5%.

La participation des propriétaires et des superviseurs à la formation montre l’importance de la présence des petites entreprises dans les réseaux skillnets :

  • Propriétaires (16%)
  • Superviseurs-gestionnaires (21%)
  • Employés de bureau (3%)
  • Professionnels (26%)
  • Techniciens (7%)
  • Ouvriers spécialisés (13%)
  • Ouvriers semi-spécialisés (14%)

Il y a de la formation dans un grand nombre de domaines :

  • Formation professionnelle ou technique (21%)
  • Technologie de l’information (10%)
  • Management et supervision (9%)
  • Connaissance du produit (7%)
  • Ventes et marketing (7%)
  • Communication interpersonnelle (6%)
  • Santé sécurité (6%)
  • Processus techniques : opérations, maintenance, gestion des déchets, etc. (6%)
  • Qualité (5%)
  • Relations avec les clients (4%)
  • Perfectionnement des cadres (3%)
  • Finances et comptabilité (1%)
  • Langue (1%)
  • Orientation du nouvel employé (1%)
  • Autres (13%)

La formation sur mesure dans les réseaux est importante telle que ces chiffres le démontrent :

  • Cours standards substantiellement modifiés (19%)
  • Cours standards légèrement modifiés (23%)
  • Nouveaux cours (22%)
  • Cours standards (36%)

Néanmoins, il ne s’agit pas pour autant de formation non certifiée puisque Skillnetsaccorde une grande importance à la certification : 96% des formations offertes par les réseaux étant sanctionnées par un certificat. En outre, le tiers des formations sont reconnues dans le Cadre national de qualification (NFQ) de l’Irlande et près des deux tiers des jours de formation y sont consacrés.

  Cours (nb) Jours (nb)
Formations reconnues dans le cadre du National Framework Qualification (FETAC, HETAC, DIT)

30%

59%

Autres certifications (HSA, IMI, ILM, ESOL, etc.)

66%

37%

Aucune certification

4%

4%

* Pour en savoir davantage sur le Cadre national de qualification (NFQ) de l’Irlande et les organismes qui ont le pouvoir légal de sanctionner les formations (awarding bodies), consultez ce lien.

Skillnets fait des efforts pour rejoindre les employés faiblement qualifiés, les « low Basic Skills » étant entendu par ce terme ceux qui n’ont pas complété un diplôme d’études secondaires. Pour se faire, il collabore avec deux organismes préoccupés par la formation de base en Irlande, soit le Vocational Education Association (IVEA) et le National Adult Literacy Agency (NALA). Si bien qu’en 2009, les employés faiblement qualifiés ont reçu 93,020 jours de formation, ce qui représente 48% du total des jours de formation de cette année-là. (Skillnets, 2009, p.18)

Skillnets s’intéresse aussi à la reconnaissance des compétences – la RPL pour les irlandais (Recognition of Prior Learning). Il a développé – en collaboration avec Letterkenny Institute of Technology – un organisme de formation qui joue un rôle important dans le développement de la RPL – un certificat en gestion et mentorat pour son propre personnel. Et en 2009, il a mené une enquête sur l’intérêt des réseaux d’entreprises pour la RPL pour s’apercevoir que les deux tiers des réseaux étaient déjà engagés, sous une forme ou une autre, dans la RPL (Skillnets, 2009, p. 17).

Le financement des Skillnets

Les fonds de Skillnets proviennent du programme de financement Training Networks Program (TNP) du ministère des Entreprises, du Commerce et de l’Innovation1). Les fonds du TNP proviennent du National Training Fund  créé en 2000 pour soutenir les initiatives de développement des compétences de la main-d’œuvre irlandaise. Mentionnons que le National Training Fund est constitué à partir d’une taxe de formation assumée par les employeurs (0,7% de la masse salariale de certains types d’emploi)2).

Le financement du TNP que reçoivent les réseaux d’entreprises varie d’une année à l’autre. Le nombre de réseaux financés par Skillnets varie aussi d’une année à l’autre et il est en lien avec les fonds disponibles. Depuis la crise économique, à partir de la fin 2008 et en 2009, le TNP a réduit les fonds accessibles à Skillnets. Le tableau suivant montre les impacts de cette réduction de fonds sur le nombre de réseaux financés et le nombre de personnes formées.

Années

Nombres de réseaux

Personnes formées

Fonds investis par Skillnets

2006-07

54

36 500

15,9M$

2008

123

56 126

25M$

2009

103

40 123

14,5M$

Source : rapports annuels de Skillnets

Il existe actuellement 62 réseaux soutenus par Skillnets3). Toutefois, l’organisme est actuellement en appel de projets pour le développement de nouveaux réseaux et le financement de réseaux déjà existants. Il est donc possible que le nombre actuel de réseaux soit augmenté d’ici peu.

Le fonctionnement de Skillnets

L’organisme national

Skillnets dipose d’un Conseil d’administration composé des organismes suivants : Irish Business and Employers Confederation (IBEC), Chambers Ireland, Construction Industry Federation (CIF), Small Firms Association (SMA), Irish Congress of Trade Union (ICTU), Department of Enterprise, Trade and Innovation (DETI), Department of Education and Skills (DES), d’un directeur général et d’une équipe d’une douzaine de professionnels qui soutiennent les réseaux.

Les gestionnaires des réseaux reçoivent un soutien important de la part de l’organisme national via un programme de mentorat, des classes de maîtres, des activités de « clusters ». On leur propose également de suivre une formation en gestion de réseaux reconnue dans le Cadre national de certification (NFQ). Outre l’accompagnement, les liens entre l’organisme national et les réseaux concernent le financement des réseaux. En 2011, Skillnets finance 50% des activités de gestion des réseaux, 50% des activités de formation et 75% du design de nouveaux programmes de formation ou d’accréditation. Les entreprises contribuent à 50% des activités auxquelles elles participent. Les nouveaux réseaux sont appelés à déposer leur projet et les réseaux existants à renouveler leur financement en présentant le plan de leurs activités, les formations prévues dans une année et autres types d’activités couvertes par le programme.

Skillnets est également chargé de la reddition des comptes des réseaux, de la gestion financière et de l’évaluation des impacts des activités. À cet effet, Skillnets utilise l’approche de Kirkpatrick et Phillips que nous avons présentée à quelques reprises dans le bulletin de l’Observatoire et que nous continuons à documenter (voir les articles d’Yves Chochard dans les numéro d’octobre et décembre 2010 et l’article d’Alain Dunberry dans ce numéro). Tels que les propos de l’extrait suivant en témoignent, Skillnets évaluent les réseaux aux niveaux 4 et 5 de l’échelle, soit les niveaux les plus sophistiqués de l’approche Kirkpatrick et Phillips : le niveau 5 étant la mesure financière de retour sur investissement (ROI).

Skillnets has incorporated ROI methodology into training programmes since 2004. In 2009, Skillnets continued to focus on the evaluation of training, placing even more emphasis on Level 4 evaluation, which measures business impact of training programmes. Data gathered through Level 4 evaluation provides valuable information to companies involved in training providing qualitative feedback, continuous improvement data, it can inform future direction and choices of training programmes and it is also a very strong promotional tool, which influences levels of engagement. The Programme Operations team developed Level 4 evaluation templates and guidelines to support and encourage more networks to evaluate their programmes at this level. A number of networks further engaged at Level 5, which is increasingly important to companies investing in training, demonstrating return on investment in monetary terms and some intangible benefits experienced as a direct result of the training. (Skillnets, 2009 : p. 19)

Les réseaux

Chaque réseau relève d’un organisme contractant qui prend la responsabilité des activités du réseau et qui reçoit les fonds de Skillnets au nom du réseau. Ainsi, les réseaux n’ont pas à se constituer en entité légale, il suffit qu’ils se rattachent à un organisme contractant qui lui doit être une entité légale (association, chambre de commerces, syndicat, entreprise privée, etc.). Les représentants des entreprises forment un comité de pilotage qui supervise et dirige le réseau. Les réseaux ont un coordonnateur et du personnel et ils font appel à divers fournisseurs, comme les mutuelles québécoises.

Certains réseaux ressemblent aux mutuelles sectorielles des Comités sectoriels de main-d’œuvre (CSMO) puisque leurs activités se concentrent sur une offre de formation spécifique à un secteur d’activités et qu’elles sont disponibles sur un vaste territoire. La mutuelle de formation Détail Québec du CSMO Commerces de détail est un exemple de ce type de regroupement. D’autres s’apparentent aux mutuelles de formation territoriales comme Forma Plus, que nous présentons dans ce numéro, puisqu’ils regroupent des entreprises de secteurs d’activités variés sur un petit territoire. Enfin, il y a des réseaux thématiques comme le réseau Business Excellence Skillnets. C’est celui que nous présentons dans la prochaine section pour deux raisons : il n’a pas d’équivalent dans notre système de mutuelles et il a développé une démarche d’ingénierie de formation singulière.

Le Business Excellence Skillnet (BES)

La variété d’activités mises de l’avant par les skillnets est illustrée ici par l’exemple de l’Irish Center for Business Excellence (ICBE) qui est responsable de deux réseaux, dont le Business Excellence Skillnet (BES). L’objectif de ce réseau est de permettre aux entreprises, grandes et petites, de se maintenir dans un processus d’amélioration continue : « The rationale behind the project was to assist employees to adapt in technological change and to respond effectively to the challenge of the knowledge economy ».

Le principal défi mentionné par le BES est de sensibiliser les entreprises aux bénéfices de la formation et du réseautage. À cet effet, le BES a développé une démarche d’ingénierie de formation qui repose entièrement sur l’engagement des membres. Voici ce dont il s’agit. En lien avec des entreprises qui ont un objectif d’amélioration continue, le BES installe un processus axé sur les pratiques d’amélioration présentes dans le milieu et qui sont directement associées à la résolution de problèmes concrets. Quatre activités principales constituent les étapes d’une démarche qui peut aboutir ou non à une activité de formation structurée.

Étape 1

A call for support : À tout moment, une entreprise membre peut faire une requête au réseau concernant une difficulté qui se présente. Un conseiller du BES documente sommairement la problématique et la requête est acheminée à travers les membres du réseau. Elle peut se résoudre à cette étape par l’interaction entre les membres.

Étape 2

Networking forum : Si la difficulté persiste, on crée alors un séminaire thématique qui comporte généralement une rencontre des membres intéressés à améliorer le thème qui pose problème. Tous les participants sont actifs dans la documentation de la problématique et un expert est invité.

Étape 3

Sharing of activities : Lors du forum, une pratique d’excellence est identifiée, un CD est produit et diffusé à tous les membres du réseau. De façon continue, le partage des pratiques d’excellence, formel et informel, est pratiqué par les membres (réseautage, visite d’entreprises, etc.) et soutenu par le réseau.

Étape 4

Training and development : Les activités de formation mises sur pied correspondent à des réponses aux problèmes soulevées par les entreprises. Les problèmes sont suffisamment examinés pour, d’une part que le besoin de formation soit contextualisé et ressenti et, d’autre part que la formation formelle soit la solution qui convienne.

Pour conclure

Dans un rapport récent, l’OCDE qualifie Skillnets de dispositif innovant et l’identifie comme une force du système irlandais (OCDE : 2010, p.15). Pour la Commission Européenne, Skillnets est une solution exemplaire aux problèmes d’organisation de la formation dans les PME (CE : 2009, fiche IE01, Skillnets initiative). Comme il existe peu d’études sur les Skillnets, nous reproduisons les propos du ministre du Département de l’entreprise, du commerce et de l’innovation de l’Irlande qui, selon nous, résument bien les ingrédients du succès de ce dispositif :

[Skillnets] is firmly grounded in the strength and synergies of networking networks are self-selecting and guided by a commonality of need. Decision-making is devolved to the level of the industry group or other network grouping so as to maximise enterprise involvement in all aspects of delivery. Funding for training is based on co-investment by enterprises and Skillnets. A high level of dialogue, linkages and partnerships between and across organisations has taken place with Skillnets as a facilitator and enabler of the process. (…) Training in SME’s is a key element of the TNP [Training Networks Program] mandate agreed by my Department with Skillnets. (…) For many of these firms, their involvement with Skillnets was their first experience of any serious training. For others it was their first time to be involved in making real and informed decisions about what training to provide. Through the TNP, Skillnets is assisting small firms to access training more easily, more quickly and more cost effectively. (…) For small companies in particular, the TNP provides a means of overcoming many of the traditional barriers to training. These barriers include lack of experience in managing the training function, low level of funds available to invest in training allied with high training costs, lack of access to relevant training, geographical isolation and disruption to business by staff release for training. Training networks and their managers enable small firms to address these barriers in collaboration with one another. Perhaps, one of the most striking aspects of the Training Networks Programme and its operation by Skillnets is its broad applicability. Whether in small locally traded companies or larger companies seeking to export to international markets, such as those participating in the network we launch today, the TNP has demonstrated to a significant its adaptability and flexibility in supporting training.(Propos du ministre Micheal Martin, à l’occasion du lancement du FSI International Life Insurance Skillnet, 4 octobre 2006.)

Notes

  1. Depuis mai 2010, le programme est administré par le ministère de l’Éducation et des Compétences (DES). Le DES est responsable de l’allocation des fonds à Skillnets, il participe à l’approbation des projets fiancés et il offre un soutien à l’évaluation des impacts des activités des réseaux.
  2. Pour plus d’informations sur le National Training Fund consultez le document du DETI Tomorrow’s Skills: Towards a National Skills Strategy produit par l’Expert Group on Future Skills Needs (EGFSN) et le site du ministère des Finances où l’on trouve le budget 2011 des provisions et dépenses associées au TNP.
  3. Selon Skillnets, le contexte économique récent (la diminution des fonds et les besoins d’ajustement des entreprises qui y sont associés) ont poussé plusieurs réseaux à collaborer, 18 réseaux existants ont intégré d’autres réseaux afin de maximiser leurs ressources. Des 103 réseaux financés en 2009, 80 l’ont été en 2010, les fusions expliquent le nombre actuel de 62.

Références

Commission Européenne (2009). Guide for training in SMEs, 50 cases of good practise. Hambourg : CE.

Organisation de Coopération et de Développement Économiques (2010). Learning for jobs, OECD Reviews of Vocational Education and Training, Ireland. Paris : OCDE.

Site officiel de Skillnets

Skillnets (2010). Skillnets Traning Network Programme 2010-11, General Information and Application Form Guidelines. Dublin : Skillnets.

Skillnets (2009). Annual Report 2009. Dublin : Skillnets.

Skillnets (2005). Measuring the impact of training and development in the workplace. Dublin : Skillnets.

D’autres rapports d’évaluation des lt;em>skillnets selon l’approche de Kirkpatrick et Philips sont disponibles sur le site de Skillnets à la rubrique « News and Publications » sous-rubrique « Skillnets Publications » à l’année 2005.

Extrait

Crée en 1999 par le ministère des Entreprises, du Commerce et de l’Innovation (DETI) de l’Irlande (anciennement le ministère des Entreprises, du Commerce et de l’Emploi DETE), Skillnets est un organisme national qui soutient et finance des réseaux d’entreprises (aussi appelés skillnets) dédiés à la formation de la main-­d’œuvre. Pour faire un rapprochement avec la réalité québécoise, les skillnets s’apparentent à des mutuelles de formation.

L’Observatoire compétences-emplois (OCE) est un centre de recherche et de transfert de connaissances sur le développement et la reconnaissance des compétences de la main-d’oeuvre basée à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). L’OCE regroupe des chercheurs et des professionnels de différentes disciplines qui ont une expertise fine du domaine.

Sa mission est d’alimenter la réflexion, la prise de décision et l’action des acteurs du marché du travail et ainsi de contribuer au développement des compétences de la main-d’oeuvre au Québec.

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