Juin 2018 | Vol. 9 | N°1

Mot de la redaction

ll est beaucoup question des stages sur la place publique, ces temps-ci. Le gouvernement et les partenaires du marché du travail en font le dispositif idoine de l’adéquation formation-emploi, alors que les organisations étudiantes souhaitent qu’ils soient rémunérés. Pour ceux et celles qui s’intéressent à la question, l’Organisation internationale du travail offre un panorama des pratiques de plusieurs pays, dont le Canada, plaidant pour un renforcement de la réglementation des stages.

Angle mort du débat, il est peu question des coûts que représentent les stages pour les entreprises. Or s’il paraît raisonnable de rémunérer des étudiants qui font un stage de fin d’études de trois mois, la rémunération d’étudiants qui passent trois à quatres semaines dans une entreprise alors qu’ils sont en formation le paraît moins. Entre ces deux situations où placer le curseur ? L’expérience de la formation duale suisse montre qu’il faut, là comme en toute chose, chercher l’équilibre.

Au chapitre des bonnes pratiques, nous présentons un projet de stages destiné à un public éloigné du marché du travail. Ce projet a beaucoup de mérites, mais ce qui nous plaît davantage c’est qu’il donne à des personnes qui n’avaient pas de projet professionnel, la possibilité d’acquérir une qualification et de progresser dans un métier.

Depuis plusieurs années, les technologies numériques font partie de nos vies. Nous échangeons, partageons, collaborons et apprenons au moyen d’outils toujours plus puissants et performants. Présentes dans la formation en alternance, ces technologies permettent d’enrichir la formule — de lui donner en quelque sorte sa forme idéale — en transformant les situations de travail en matériel pédagogique à destination des salles de classe.

Enfin, nous terminons sur les politiques publiques. Au Canada, comme ailleurs dans le monde, il y a une prise de conscience des États à l’effet que la conception et la mise en oeuvre des politiques publiques – linéaires et unilatérales – sont inopérantes en regard de la complexité du monde d’aujourd’hui. Il faut faire autrement. L’Institut Brookfield pour l’innovation et l’entrepreneuriat (BII + E) de l’Université Ryerson à Toronto vient de publier un document sur le sujet.

Bonne lecture !

Sylvie Ann Hart

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