Juin 2016 | Vol. 7 | N°1

Le PAMT a-t-il une place dans les initiatives du gouvernement visant l’adéquation formation-emploi ?

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Dans les discussions entourant l’adéquation formation-emploi et la possibilité d’adapter le système dual allemand ou suisse à la réalité québécoise, il nous semble y avoir un oublié de taille : le programme d’apprentissage en milieu de travail (PAMT). Pourtant, l’objectif de ce programme n’est-il pas de « permettre d’adapter le développement et la reconnaissance des compétences à la réalité des différents secteurs de l’activité économique 1) » ?

Or, nous croyons que les initiatives inspirées du modèle dual visant à adapter les programmes de formation professionnelle en alternance travail études (ATE) de manière à ce que 50 % de la formation soit faite en entreprise risquent, à termes, de marginaliser le PAMT – du moins pour ce qui est des métiers spécialisés.

D’une part, avec 50 % de la formation en entreprise, l’ATE bascule d’un programme de stages (School-based) à un véritable programme d’apprentissage (Work-based), tel qu’il existe en Europe et en Amérique du Nord 2). D’autre part, ce nouveau « système d’apprentissage », en mobilisant les mêmes personnes ressources pour faire la formation en entreprise, nommément les compagnons, risque de les rendre indisponibles pour le PAMT 3). On se demande, dans ces conditions, quelle sera la pertinence de maintenir en vie deux systèmes d’apprentissage parallèles.

Selon le Plan économique du Québec (section 5.1.3, p. B.107), l’objectif de telles initiatives serait de favoriser l’apprentissage en milieu de travail par le biais des stages. Or, malgré les lacunes du système actuel – difficulté d’acquisition des savoirs formels, absence d’évaluation standardisée, manque de soutien aux compagnons, conditions d’admission peu contraignantes pour les entreprises, faiblesse des mesures de contrôle, etc. –, de l’apprentissage, au Québec, il s’en fait et il s’en fait beaucoup. Dans le seul secteur de la fabrication métallique industrielle, c’est entre 1500 et 2000 ententes PAMT qui sont signées bon an mal an.

Loin de rejeter les initiatives de formation en mode dual, nous croyons qu’elles sont l’occasion parfaite d’enfin réaliser l’intégration des deux dispositifs qui coexistent depuis plus de 20 ans dans deux mondes parallèles, celui de l’Éducation et celui de l’Emploi, pour profiter des forces et pallier les faiblesses de chacun.

Les deux modèles d’apprentissage au Canada

Pour schématiser, on peut dire qu’il existe deux grands modèles d’apprentissage au Canada pour les métiers spécialisés dits à qualification volontaire. Le premier modèle est présent dans toutes les provinces canadiennes sauf au Québec. Il combine dans un même dispositif formation et apprentissage. Il s’apparente à un système de type dual, dans la mesure où des périodes de formation en établissement scolaire viennent compléter l’apprentissage en milieu de travail. Le second modèle, qui prévaut au Québec présente deux dispositifs distincts pour la formation et l’apprentissage. Il consiste en une formation pré-emploi (le DEP), visant le développement des compétences, suivi d’une période d’apprentissage en milieu de travail (le PAMT), visant la mise en œuvre des compétences.

À vrai dire, bien qu’il soit défendu par certains acteurs du milieu de l’Emploi, notamment le Comité sectoriel de la fabrication métallique industrielle, au nom de la complémentarité des deux systèmes, ce modèle n’existe que de manière tacite, puisque les deux dispositifs ne sont pas intégrés. D’une part, dans les années 2000, du côté de l’Emploi, on a aboli les liens formels qui existaient entre les programmes d’apprentissage et les programmes scolaires pour assurer au Cadre général de développement et de reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre, nouvellement créé, son existence propre. D’autre part, les acteurs de l’Éducation entretiennent depuis toujours une certaine réserve à l’égard du PAMT. Il leur est difficile de considérer ce programme comme une formation qualifiante, prolongeant les programmes scolaires, puisque les apprentissages, limités aux besoins de l’entreprise, seraient peu transférables, et que la valeur du certificat leur semble discutable étant donné l’absence d’évaluation standardisée.

Le paradoxe, c’est que le certificat de qualification professionnelle (CQP) auquel mène le PAMT est reconnu ailleurs au Canada alors que ce n’est pas le cas du diplôme d’études professionnelles (DEP) 4). En fait, l’équivalent du certificat obtenu dans les différents systèmes d’apprentissage ailleurs au pays n’est pas le diplôme scolaire – qu’on pourrait assimiler à un certificat d’apprenti –, mais bien le CQP. D’ailleurs, c’est ce dernier qui donne accès à la qualification interprovinciale du Sceau rouge. La logique derrière tout cela est bien connue : le DEP qualifie au seuil d’entrée du marché du travail, le CQP au niveau du plein exercice du métier.

Complémentarité de la formation professionnelle et du PAMT

Ainsi, le programme d’apprentissage en milieu de travail, qu’on appelait alors Régime de qualification (RQ), fut conçu à l’origine comme un dispositif complémentaire à la formation professionnelle, ayant pour objectif la mise en œuvre des compétences – acquises à l’école, en principe – et donnant accès au Sceau rouge – ce que ne permettait pas le DEP. Les premiers programmes créés se rapportaient d’ailleurs à des métiers spécialisés désignés Sceau rouge – le métier de cuisinier d’abord, puis les métiers de l’outillage et de l’usinage. L’idée de complémentarité des carnets d’apprentissage par rapport aux programmes scolaires se reflétait dans les paramètres d’application, alors qu’on exigeait de l’apprenti qui avait complété son apprentissage qu’il détienne, en plus, un diplôme d’études professionnelles (DEP ou ASP) pour obtenir le certificat de qualification professionnelle.

Au fil des ans, les exigences quant à la scolarité des apprentis se sont peu à peu assouplies, notamment pour augmenter le taux de certification, mais aussi par souci d’uniformisation du dispositif qui avait intégré entre temps de nombreux métiers semi spécialisés pour lesquels il n’existait pas de formation scolaire. En 2005, la CPMT introduisait de nouveaux paramètres d’application du Cadre général de développement et de reconnaissance des compétences qui abolissaient les liens entre le PAMT et les programmes scolaires : dorénavant on ne pouvait plus exiger un diplôme ou une sanction scolaire pour l’obtention d’un certificat de qualification professionnelle, comme c’était le cas pour certains métiers de la fabrication métallique industrielle. La rupture entre les deux pôles du système de qualification – le dispositif de l’Emploi et celui de l’Éducation – était consommée. Cette rupture – que plusieurs au sein des comités sectoriels souhaitaient, par ailleurs – allait s’avérer malheureuse pour les métiers spécialisés.

Les limites du PAMT pour la qualification des travailleurs spécialisés

Les métiers spécialisés de la fabrication métallique industrielle, qui correspondent au niveau B de la Classification nationale des professions (CNP), requièrent une formation scolaire de base combinée à un long apprentissage en cours d’emploi. L’un ne va pas sans l’autre pour faire d’un apprenti un ouvrier qualifié.

Le PAMT, à lui seul, ne permet pas – ou alors au prix d’un lourd investissement en temps et en ressources – de former un individu sans formation professionnelle ou technique de base au niveau de qualification recherché par les employeurs. D’abord, les connaissances théoriques et techniques nécessaires à l’exercice d’un métier spécialisé sont difficiles à acquérir dans un contexte de production. Quiconque se promène dans une entreprise de fabrication métallique, où les machines-outils fonctionnent à plein régime en faisant un bruit assourdissant et où règne un va-et-vient constant, comprendra que le plancher d’usine n’est pas le milieu le plus propice à l’apprentissage des mathématiques, de la lecture de plan, de la métrologie ou de la programmation. L’assimilation de ces matières (les STEM liés au métier 5)) doit se faire, sinon en milieu scolaire, du moins hors du contexte de la production. Ensuite, les compagnons n’ont pas toujours les compétences pédagogiques pour transmettre ces savoirs et bien souvent ils ne reçoivent pas le support et l’encadrement souhaités de la part de leur employeur, d’Emploi-Québec ou du comité sectoriel. Or, sans ces connaissances techniques, un travailleur est condamné à plafonner sur le plan professionnel, comme l’ont démontré les études du comité sectoriel sur l’industrie de la tôle forte et les ateliers d’usinage 6). Bref, atteindre le niveau du plein exercice dans des métiers comme machiniste, matriceur, mouliste, outilleur, mécanicien industriel, régleur-opérateur de presse-plieuse ou assembleur-soudeur sans aucune formation professionnelle ou technique constitue l’exception plutôt que la règle.

En fait, ce que le PAMT permet de faire, c’est d’amener les apprentis qui sortent de l’école avec un niveau de qualification correspondant au seuil d’entrée du marché du travail au niveau du plein exercice du métier, contribuant ainsi à les rendre autonomes le plus rapidement et le plus efficacement possible. Il permet d’accroître la qualification du personnel déjà en place et peut favoriser, à la rigueur, la mobilité des travailleurs entre les différentes filières professionnelles au sein de l’entreprise – en permettant à un machiniste conventionnel de passer à l’usinage sur machines-outils à commande numérique, par exemple, ou de devenir outilleur. Mais, pour les raisons que nous venons d’évoquer, il ne contribue pas, ou alors de manière exceptionnelle, à l’arrivée sur le marché du travail de nouveaux travailleurs qualifiés dans les métiers spécialisés.

Qu’est-ce que cela signifie concrètement? Lorsque quelqu’un appelle au comité sectoriel et demande comment on s’inscrit au PAMT parce qu’il voudrait apprendre le métier de soudeur ou de machiniste, la seule chose qu’on puisse lui répondre est de s’inscrire à l’école. Notre système d’apprentissage ne devrait-il pas représenter une porte d’entrée sur le marché du travail pour accéder aux métiers spécialisés comme c’est le cas ailleurs au Canada?

À ce propos, soulignons l’incongruité du programme fédéral de Subvention Incitative à l’Apprentissage (SIA) pour les métiers sceau rouge tel qu’appliqué au Québec. Dans les autres provinces, où le système d’apprentissage permet à des personnes extérieures au marché du travail ou œuvrant dans une autre branche d’activités d’apprendre un métier spécialisé, la subvention incitative trouve tout son sens. Au Québec, puisque les bénéficiaires du PAMT sont déjà en emploi, on passe complètement à côté de l’objectif du programme, celui d’attirer des candidats vers les professions en demande.

Inadéquation formation-emploi dans la fabrication métallique industrielle

D’après l’enquête que le Comité sectoriel de la fabrication métallique mène à tous les deux ans sur les besoins de recrutement de l’industrie, l’offre de diplômés de la formation professionnelle pour les métiers de la fabrication métallique industrielle est insuffisante pour répondre aux besoins en main-d’œuvre qualifiée 7).

Cela est très certainement le cas pour les machinistes, le nombre de diplômés en techniques d’usinage ayant chuté de 67 % de 1998-1999 à 2013-2014, passant de 1160 à 386 8). La situation est encore plus dramatique pour les matriceurs, moulistes et outilleurs alors qu’il n’y a plus d’inscriptions dans les programmes de spécialisation (ASP) menant à l’exercice de ces métiers.

De même, si le nombre de diplômés en soudage-montage est demeuré relativement stable de 1998-1999 à 2013-2014 – notons toutefois le taux d’abandon astronomique, alors qu’il y aurait trois inscriptions pour un diplômé dans ce programme –, l’enquête du Comité sectoriel laisse entrevoir un déficit important par rapport aux besoins de l’industrie dans la plupart des régions du Québec, déficit que le bassin de chômeurs ne suffit pas à combler.

Dans ces conditions, il n’est pas étonnant de constater qu’il se fait beaucoup d’apprentissage dans les entreprises de la fabrication métallique industrielle. Bon an mal an, c’est entre 1500 et 2000 ententes de PAMT qui sont signées, comme nous le disions plus haut, principalement dans les métiers spécialisés de l’usinage et de l’assemblage-soudage, qui composent le gros de l’effectif ouvrier, mais également dans les métiers semi spécialisés, comme ceux de peintre, de tôlier, de polisseur et d’opérateur en traitement thermique.

De nouvelles voies d’accès aux métiers spécialisés

Force est de constater que ni le dispositif de l’Emploi ni celui de l’Éducation ne peut résoudre à lui seul le déséquilibre formation-emploi dans l’industrie de la fabrication métallique. L’équation est simple : le système scolaire ne produit pas suffisamment de diplômés et le PAMT ne contribue pas ou alors de manière marginale à l’arrivée sur le marché de nouveaux ouvriers spécialisés puisqu’il s’adresse au bassin de main-d’œuvre existant. Le Plan économique du Québec met de l’avant des initiatives visant l’adaptation des programmes de la formation professionnelle et technique pour augmenter le volet formation en entreprise. D’ores et déjà, il y a quelques projets-pilotes en cours, comme celui en soudage-montage en Beauce. Sans présumer des résultats des expérimentations, il est déjà possible d’entrevoir des difficultés importantes dans la mise en application de la nouvelle formule d’alternance aux stages prolongés, si le ministère de l’Éducation ne jette pas du lest par rapport au contenu du programme et à la séquence des apprentissages. Reproduire les modules du DEP en usine n’est pas, selon nous, la voie à privilégier. Basculer d’un programme de formation de type « school-based » à un programme de formation de type « work-based », puisque c’est de cela dont il s’agit, va demander des ajustements importants. Or, la logique de formation qui prévaut en entreprise n’est pas celle du DEP, mais celle du PAMT. Aussi, est-il dommage que ceux qui, en principe, détiennent une véritable expertise en matière d’apprentissage en milieu de travail, c’est-à-dire la Direction du développement des compétences et de l’intervention sectorielle et les comités sectoriels, n’aient pas été mis à contribution dès le départ dans la définition du modèle. Quoi qu’il en soit, en s’inspirant du mode de formation duale, l’occasion est belle, à notre avis, de mettre sur pied un véritable système d’apprentissage qui combinerait les forces des deux dispositifs existant, créant ainsi une nouvelle voie d’accès aux métiers spécialisés à côté de la filière scolaire traditionnelle. Ainsi, les trois parcours de qualification pour les métiers spécialisés de la fabrication métallique industrielle seraient les suivants :

  1. Le parcours actuel : entrée par le DEP, suivi par le PAMT une fois en emploi. À cet égard, nous souhaiterions une plus grande ouverture du monde de l’Éducation vis-à-vis le PAMT. Nous savons que, dans certains CFP, il arrive que des enseignants informent les élèves de l’existence du PAMT, allant jusqu’à leur remettre un modèle de lettre à l’intention de leur futur employeur pour inciter ce dernier à utiliser le PAMT afin de parfaire la formation de leur nouvel employé. Il serait temps que ce genre d’initiative soit systématisé dans l’ensemble des CFP, voire même inscrit au curriculum des programmes de formation concernés.
  2. Une formation duale basée sur le modèle de l’ATE, prévoyant des périodes alternées d’apprentissage à l’école et en entreprise (50%-50%). C’est la formule qui fait l’objet de projets-pilotes, comme celui en soudage-montage en Beauce. Le suivi des apprentissages en entreprise réalisés dans le cadre du DEP pourrait se faire, ou non, par le biais du PAMT. L’apprenti obtiendrait un DEP au bout de 1800 heures de formation répartie entre l’école et l’entreprise, et complèterait son apprentissage pendant un an ou deux afin d’obtenir le CQP.
  3. Une formation duale, dont le point d’entrée serait le réseau de l’Emploi ou les entreprises elles-mêmes, prévoyant des périodes alternées d’apprentissage en entreprise et à l’école pour l’obtention d’une double certification DEP-CQP. Le suivi des apprentissages serait fait au moyen d’un référentiel intermédiaire, faisant le pont entre les exigences du DEP (seuil d’entrée du marché du travail) et le PAMT (plein exercice du métier). L’apprentissage se poursuivrait après l’obtention du DEP (1800h) pendant un ou deux ans supplémentaires, dépendamment du métier, pour une double certification DEP-CQP.

Le modèle que nous proposons fut expérimenté avec succès en 2013-2014 dans le cadre d’un projet conjoint de la Commission scolaire de la Capitale et du Comité sectoriel de la fabrication métallique. Ce projet innovateur a réalisé ce que d’aucuns croyaient impossible, c’est-à-dire l’intégration des dispositifs de l’Éducation (DEP Opération d’équipement industriel) et de l’Emploi (PAMT d’opérateur-régleur de presse-plieuse), tout en permettant la double qualification de sept travailleurs dans six entreprises différentes 9). Nous sommes conscients, que reproduire un tel projet sur une base continue n’irait pas sans difficulté. Seulement en ce qui a trait à l’ingénierie de formation – imaginons un instant les problèmes de financement et d’opérationnalisation –, plusieurs tentatives pour arrimer les deux types de référentiels ont avorté. La piste d’un référentiel intermédiaire – en espérant un jour l’harmonisation des programmes – nous apparaît comme une solution viable. Répétons-le, l’idée d’intégrer les deux dispositifs n’est valable que pour les métiers spécialisés de la fabrication métallique industrielle – et éventuellement d’autres secteurs d’activités. Le PAMT dans sa forme actuelle conserve toute sa pertinence pour ce qui est des métiers semi ou non spécialisés.

Notes

  1. Guide du Cadre de DRCMO, 2012, Chap. 1, p. 4.
  2. Voir, à ce sujet, la Typologie des programmes d’apprentissage et de stage de S.A. Hart, Bulletin de l’OCE, vol. 6 no 3, 2015.
  3. Selon Élisabeth Mazalon de l’Université de Sherbrooke, ceux qui supervisent les stages de l’ATE et ceux qui agissent comme compagnons du PAMT sont en effet les mêmes personnes.
  4. À titre d’exemple, mentionnons que le DEP en soudage-montage n’est pas reconnu en Alberta, mais le CQP l’est.
  5. STEM pour science, technology, engineering, et mathematics. La littérature anglo-saxonne foisonne sur le sujet depuis près de 20 ans. Dans le monde francophone, elle commence à poindre sous l’acronyme STGM. Les anglo-saxons estiment nécessaire de renforcer l’enseignement des STEM au primaire et au secondaire, mais aussi à l’enseignement professionnel puisque les compétences en science, technologie, génie et mathématiques sont essentielles à l’exercice des métiers spécialisés et techniques.
  6. Carte des emplois pour l’industrie de la tôle forte et de la charpente métallique. CSMOFMI, 2002 et Carte des emplois pour les ateliers d’usinage. CSMOFMI, 2004.
  7. Enquête 2015 sur le recrutement et les besoins de formation dans le secteur de la fabrication métallique industrielle. Publication électronique.
  8. MEESR, DSID, Portail informationnel, système Charlemagne, données au 2015-02-06.
  9. Voir à ce sujet : Sylvie ann Hart, Des innovations québécoises au potentiel prometteur, Bulletin de l’OCE, 6(4), mars 2016.

Extrait

Dans les discussions entourant l’adéquation formation-emploi et la possibilité d’adapter le système dual allemand ou suisse à la réalité québécoise, il nous semble y avoir un oublié de taille : le programme d’apprentissage en milieu de travail (PAMT). Loin de rejeter les initiatives de formation en mode dual, nous croyons qu’elles sont l’occasion parfaite d’enfin réaliser l’intégration des deux dispositifs qui coexistent depuis plus de 20 ans dans deux mondes parallèles, celui de l’Éducation et celui de l’Emploi, pour profiter des forces et pallier les faiblesses de chacun.

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